Le docteur Pierre Brassard et son équipe

Esthétique ou nécessaire?

Comme vous le savez, souvent les personnes transsexuelles ont recours à diverse chirurgies dites esthétques. Je dis esthétiques parce qu’elles sont considérées comme tel par une grande majorité de la population. Tous savent que plusieurs rock star et vedettes du cinéma ont recours à des rinhoplastie, des augmentation mamaires ou des lifting. Ils utilisent ces chirurgies seulement pour améliorer leur image. Ils veulent correspondre à ce que représente l’idéalisation du corps de leurs genre. Les femmes veullent toutes ressembler à ce qu’elles croient être l’idéale féminin. C’est pour cela que je parle de chirurgies  esthétques.

Mais qu’en est-il de ceux et celles qui pourrait réellement avoir besoin de ces chirurgies? Essayons d’en trouver quelques cas. Premièrement, je crois que les gens qui sont dévisagé par un accident, pourait avoir un réel besoin de ces chirurgies. Dans leurs cas, les interventions sont dites reconstructives et non esthétques. Pourtant il s’agit souvent de la même intervention ou d’une technique très similaires. Il y a aussi les gens qui sont nés avec des malformations. Le fait qu’ils ont une différence leurs rent la vie difficile et ils sont victimes de préjugés. Ils peuvent même avoir de la difficuleté à se trouver du travail. Ces derniers on besoin de ces chirurgies pour les aider à mieux fonctionner socialement.

Il y a également ceux qui souffrent psychologiquement de leur apparence physique. Attention, ici je parle de cas lourd. Je parle de gens qui sont complètement incapable de sortir de chez eux. Que dès que quelqu’un les regarde, ils font automatiquement des crises d’anxiété. Ces gens là aussi ont un réel besoin de ces chirurgies. On peut dire que la ligne s’amincit entre les gens qui subissent ces chirurgies pour améliorer leur look et ceux qui ont des souffrances psychologiques. Pour ces deux cas, c’est une question d’acceptation de leur différence. Il ne faut pas oublier qu’il fut une époque où ces gens n’aivaient tout simplement de pas de recours chirurgicaux à leur souffrance psychologique. On a tous déjà entendu parlé du bossus ou du fou du village. Ces gens n’avaient d’autre choix que d’accepter leur rôle social de « fou » et de ne pas espérer à mieux dans la vie. C’est là où le concept de degré de souffrance associé à leur situation entre en jeux. Il est donc important d’expliquer cette diférence.

Il faut identifier la motivation de chaque individu envers une chirurgie. C’est la motivation qui change la chirurgie esthétique en chirurgie qui améliore la qualité de vie des patients. C’est vraiment difficile de juger de cette motivation. Dans le cas ou une personne se fait refaire le nez, parce qu’elle n’aime pas son nez, la motivation est une souffrance esthétique. Elle peut avoir différent degré. Pour certain, c’est simplement qu’elles veullent améliorer leurs look et la souffrance viens de leur propre vision d’eux même. D’autres s’imagine ce que les autres penssent d’eux. Cette vision est faussée et ils croient que les autres les regardent juste leurs nez. Personnellement, je crois que ces deux premier cas ont besoin de travailler sur eux même ou de suivre une psychothérapie.

Par contre, il y a les gens qui se font effectivement regarder différement et vivent une expérience traumatisante à chaque fois qu’ils sortent de chez eux. Je reprends mon exemple de fou du village qui ne peut espérer à mieux que le rand de fou vue son apparence physique différente. Aujourd’hui, nous avons des recours chirurgicaux et les gens qui souffrent réellement de leurs différences ont une solution envisageable. C’est à force de vivre des expériences traumatisantes qu’ils finissent par désirer ces chirurgies. C’est au contact des autres qu’ils deviennent souffrant de leur différence. Le regard des autres et les commentaires. Le fou du village n’est pas né fou, il l’est devenu à force de se le faire dire.

Il en va de même pour les personnes transsexuelles. Elles peuvent souffrir de leurs différences. Prenez le cas d’une femme transsexuelle dont les traits du visage sont très masculins. Comment voulez-vous qu’elle ne se fasse pas regarder? Elle a beau avoir l’air aussi normal que possible elle va toujours se faire regarder par les gens qui la croisent. À partir de ce jour, où elle décide de s’afficher en tant que femme, la souffrance psychologique reliée à sa différence physique va commencer. Tout comme le fou du village, cette personne subira les regards disgracieux et les commentaires désobligeant des gens qui l’entourent.

Il n’y a pas de mal à être différent mais dans le contexte social où l’on vit, c’est difficile de vivre cette discrimination. Il serait souhaitable que tous soient capables d’accepter les différences des autres mais ce jour n’est pas arrivé. En attendant, les gens qui sont différents ont deux choix : continuer à vivre leurs différence ou espérer pouvoir avoir accès à des chirurgies qui pourrait rendre leurs apparence plus conformes aux normes sociales dans lesquelles on vit.

Je crois que dans le contexte où les gens on de la difficulté à se faire accepter socialement et qu’il a été identifié que la souffrance est grande et qu’elle vient bel et bien du regard des autres, les chirurgies de modification corporelles devraient être accessible à tous. Dans un contexte de services de santé publique, le coût des chirurgies nécessaires pour transformer le corps des patients transsexuel, devrait être défrayés par de système publique. Il en va de même pour les systèmes privés, où les compagnies d’assurance devraient couvrir ces cas.

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