Le docteur Pierre Brassard et son équipe

RISQUES RELIÉS À LA VAGINOPLASTIE

Risques reliés à la vaginoplastie

Nous voulons que vous compreniez pleinement les risques qui sont reliés à cette chirurgie avant de prendre votre décision. Même si les complications sont rares, toute chirurgie comporte un certain degré de risques. Nous utiliserons toutes nos connaissances afin d’éviter les complications. S’il y a complications, nous utiliserons ces mêmes connaissances pour tenter de résoudre ces problèmes rapidement. L’importance d’avoir une équipe médicale hautement qualifiée et l’utilisation d’un centre hospitalier accrédité ne doit pas être sous‑estimé.

En général, les problèmes mineurs sont plus fréquents que les problèmes majeurs.

S’il y a complications, nous aurons besoin de votre coopération pour résoudre ces problèmes rapidement. Les complications peuvent entraîner une prolongation de la convalescence et n’affecteront pas le résultat final de votre chirurgie.

Effets secondaires


Ecchymoses et enflure

Des contusions et de l’enflure modérée sont normales après une chirurgie. Une ecchymose ou une enflure sévère peuvent indiquer une hémorragie ou une possibilité d’infection.

Douleur et inconfort

Une douleur ou un inconfort de léger à modéré est normal après une chirurgie. S’ils ne sont pas bien contrôlés avec les médicaments, SVP nous en aviser.

Croûtes sur les cicatrices

Nous les traiterons avec un onguent antibiotique.

Engourdissement

Des petites terminaisons nerveuses à la surface de la peau sont occasionnellement coupées lors des incisions causant ainsi un léger engourdissement. La sensibilité revient habituellement après un an lorsque les terminaisons nerveuses sont guéries.

Démangeaisons

Des démangeaisons et à l’occasion de petits chocs électriques sont fréquents lorsque les terminaisons nerveuses guérissent. De la glace, de la crème hydratante et des massages aident à atténuer ces symptômes. Ces symptômes sont normaux durant la période de guérison.

Rougeur des cicatrices

Toutes nouvelles cicatrices sont rouges, roses foncées ou mauves. Ces cicatrices peuvent prendre une année pour changer de couleur et pâlir.

Complications


Saignements

Les saignements sont un risque de toute chirurgie, la région du périné et des parties génitales en particulier. Toutefois, le besoin de transfusion est très rare (approximativement 1/1000 cas). Un saignement est vite contrôlé en salle d’opération. Une réopération est nécessaire pour ce faire chez environ un cas sur vingt.

Hématomes

Habituellement, les petits points de sang sous la peau disparaîssent assez rapidement. Des gros hématomes peuvent demander une aspiration, un drainage ou une chirurgie pour les enlever. 5% des patientes peuvent développer un hématome

Infection et inflammation

Une infection superficielle peut être traitée par la bouche avec un onguent antibiotique. Les infections profondes sont traitées avec des antibiotiques. Habituellement, le développement d’un abcès demande un drainage. Une infection peut se développer chez 1% des patientes. Les infections sont des risques courants pour toute chirurgie. Vous recevrez des antibiotiques prophylactiques durant les deux premières semaines afin de diminuer le risque à moins de 1%.

Réouverture des plaies ou guérison lente

Toute incision durant la phase de guérison peut réouvrir ou guérir très lentement pour beaucoup de raisons. Ce qui comprend : inflammation, infection, tension sur les plaies, mauvaise circulation sanguine, tabagisme. S’il y a une guérison lente l’apparence finale n’est généralement pas affectée, mais une révision des cicatrices peut s’avérer nécessaire.

Allergie ou sensibilité au pansement ou au ruban adhésif

Occasionnellement, une réaction allergique ou une sensibilité aux savons, onguents, ruban adhésif ou aux sutures peut se développer pendant ou après la chirurgie .Ces problèmes sont très rares et se traitent très facilement. Des réactions allergiques sévères sont extrêmement rares et demandent parfois une hospitalisation.

Augmentation des risques pour les fumeurs

Les fumeurs ont de plus grands risques d’avoir une mauvaise guérison ou de perdre une partie de leur greffe à cause de la mauvaise circulation sanguine. Le tabagisme augmente le risque de nécrose (perte) des tissus et de complications pulmonaires (atélectasie, pneumonie…)

Blessures à d’autres structures

Les vaisseaux sanguins, nerfs et muscle peuvent être endommagés pendant la chirurgie mais rarement.

Perte de sensation

Étant donné que les nerfs du gland sont préservés, vous devriez avoir une bonne sensibilité. Normalement, après la chirurgie, il peut y avoir des régions engourdies suite à l’enflure et l’étirement. Ceci devrait revenir à la normale après quelques mois. Il peut y avoir des régions ou l’engourdissement peut persister. Il est aussi possible que le clitoris ne survive pas.

Perte des fonctions sexuelles

Même si la majorité des patientes sont capables d’avoir des orgasmes après la chirurgie, il est possible que les fonctions sexuelles ou la possibilité d’avoir des orgasmes soient affectées.

Blessure au rectum ou fistule recto vaginale

Une grave complication est la création d’un lien anormal entre le rectum et le vagin appelé fistule recto vaginale. Si cela se produisait, les gaz intestinaux et les excréments peuvent sortir par le vagin. Une autre opération est alors nécessaire pour fermer cette fistule et refaire un canal vaginal souvent avec une autre greffe de peau. D’après notre expérience, ceci est une complication très rare (0,5% des cas).

Incisions

La plupart des cicatrices sont localisées sur les grandes lèvres et seront couvertes par des poils pubiens. Il y a trois à cinq petites cicatrices qui sont localisées à l’extérieur des grandes lèvres qui proviennent des sutures qui retenaient les compresses.

Si une greffe de peau est nécessaire, la région donneuse est habituellement située dans les parties intérieures de la cuisse. La rougeur des cicatrices va diminuer lorsque vous reprendrez vos activités. La coloration des cicatrices prendra environ un an à s’estomper.

Cicatrices larges et épaisses

Une cicatrisation anormale peut survenir même si nous utilisons les plus modernes techniques de chirurgie plastique. Des injections de stéroïdes, placer une feuille de silicone dans les cicatrices ou une autre chirurgie peuvent être nécessaires pour corriger cette situation. Plusieurs parties du corps ou certaines personnes vont cicatriser plus que d’autres. Votre propre historique de cicatrisation devrait vous donner une bonne idée de ce à quoi vous pouvez vous attendre.

Le syndrome compartimental et les blessures aux nerfs de la jambe

Ceci est très rare, il nous a été rapporté que des blessures aux nerfs de la jambe ou aux muscles (syndrome compartimental) sont associés à la position de la patiente avec les étriers. Si un syndrome compartimental arrivait aux jambes, les muscles devront être relâchés par chirurgie. C’est une complication très rare, car nous prenons toutes les précautions nécessaires avec des jambières et une position adéquate des jambes pendant la chirurgie.

Occasionnellement, des patientes auront une région d’engourdissement sur la peau des jambes particulièrement aux cuisses. Ceci est temporaire et la sensibilité devrait revenir à la normale après quelques mois. Très rarement cela demeure permanent.

Complications rares

Si elles sont sévères, tous les problèmes mentionnés peuvent demander une prolongation de la convalescence ou une autre chirurgie.

Les complications médicales comme : embolie pulmonaire, réaction allergique sévère aux médicaments, arythmie cardiaque ou hypertension sont rares et sérieux mais font parties des problèmes communs à toute chirurgie majeure.

Avoir un anesthésiste certifié présent à votre chirurgie diminue ces risques. Oublier de mentionner tout problème médical que vous connaissez avant la chirurgie peut vous causer de très sérieux problèmes ainsi qu’à l’équipe médicale pendant la chirurgie.

Besoin de révision ou résultat insatisfaisant

Tous les traitements et les chirurgies plastiques sont faits pour améliorer une condition, un problème ou une apparence. Toutes ces procédures sont faites avec un très haut degré de réussite, il arrive parfois que les patientes ou le chirurgien soient insatisfaits du résultat. D’autres procédures ou traitements peuvent s’avérer nécessaire. Rarement ces problèmes sont permanents.

Mauvais résultats : asymétrie, insatisfaction avec le résultat, mauvaise guérison, etc. peuvent arriver. Une différence minimale est acceptable. Habituellement de grosses différences demandent une chirurgie de révision. Les chirurgies de revisions entraînent des frais supplémentaires : honoraires du chirurgien, anesthésiste, frais de clinique et médicaments.

Caillots sanguins et embolie pulmonaire

Ces problèmes arrivent à l’occasion pour toute sorte de chirurgie, mais sont plus fréquents lors de chirurgies pelviennes et pour les patientes qui prennent des suppléments hormonaux. Arrêter l’hormonothérapie 3 semaines avant la chirurgie diminue ces risques. Bouger les jambes et marcher le plus tôt possible après la chirurgie aide à prévenir ces problèmes. Toutefois, les embolies pulmonaires et les caillots sanguins ne sont pas toujours reliés à une chirurgie. Ces problèmes peuvent être traités avec des soins en milieu hospitalier et avec un suivi par un médecin spécialiste.

Complications urologiques

Toutes les patientes seront capable d’uriner assis, toutefois, il est normal de s’uriner sur les cuisses jusqu’à ce que l’enflure disparaisse (environ 4 mois).

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