Le docteur Pierre Brassard et son équipe

Harold Gagné a rencontré Andrée Landry et Pierre Brassard

Voir la vidéo sur LCN Canoe

Saviez-vous qu’il est maintenant possible de changer de sexe et de se faire rembourser l’intervention chirurgicale par l’État? C’est ce qu’Andrée Landry a revendiqué avec succès.

Le rêve de cette transsexuelle de 50 ans de Mascouche est devenu réalité le 18 mai dernier quand elle a été opérée dans une clinique privée de Montréal.

«Je suis tellement bien, dit-elle. Pour moi, l’homme, ça a été juste un passage.»

Andrée Landry a subi une vaginoplastie qui consiste à retirer les organes sexuels masculins avant de lui «fabriquer» des organes féminins. L’intervention a duré environ 2 heures 15 et coûté 18 000 dollars. Des frais qui seront assumés en entier par la Régie d’assurance maladie du Québec (RAMQ). Le gouvernement a accepté de payer après un long processus qui a impliqué médecins et psychologues.

Sortie du placard

Sa transformation a débuté il y a quatre ans quand elle a fait sa sortie du placard et a commencé à prendre des hormones. Andrée était alors un homme et un père de famille.

« Je me rappelle, depuis l’âge de 8 ans jusqu’à 46 ans, j’avais un besoin incroyable de me vêtir en femme. Tant que je n’étais pas opérée, pour moi, il n’y avait aucune possibilité de rencontrer un homme parce que j’aurais eu le sentiment d’être un gai. Et je ne suis pas gai. »

Les changements de sexe ne sont plus un phénomène aussi marginal qu’on pourrait le croire. Depuis 10 ans, 1700 personnes ont été opérées dans la même clinique qu’Andrée, la seule qui pratique ce genre d’interventions au pays.

Environ 90% des clients de la clinique sont des hommes qui veulent devenir des femmes. Ils viennent non seulement du Québec, mais aussi des autres provinces canadiennes, des États-Unis et d’Europe.

Un traitement remboursé

Plus de 200 patients sont des Québécois qui ont dû payer eux-mêmes la facture. Ce n’est que depuis l’an dernier que l’intervention chirurgicale pratiquée dans le secteur privé est couverte par la RAMQ. Andrée elle-même a dû militer avant d’obtenir gain de cause. Auparavant, le gouvernement acceptait dans certains cas les réclamations de patients québécois opérés en République tchèque.

Le chirurgien plastique d’Andrée, Pierre Brassard, défend le remboursement de ces interventions. «Un changement de sexe, ce n’est pas une folie qu’on se fait faire parce qu’on a envie, dit-il. Un changement de sexe, c’est un traitement reconnu pour une condition: le transsexualisme.»

Andrée Landry ne s’est jamais sentie aussi bien dans sa peau. Ses proches ont accepté sa décision et l’ont appuyée dans tout le processus.

«Ma fille m’accepte numéro un, mon entourage, ma famille… C’est incroyable.»

(TVA Nouvelles)

Partager ce billet :
  • Digg
  • del.icio.us
  • Facebook
  • Google Bookmarks
  • LinkedIn
  • Live
  • Netvibes
  • Print
  • Technorati
  • Wikio FR
  • YahooMyWeb

Laissez un commentaire




Message: