Chirurgie de changement de sexe de femme à homme
Critères d’admissibilité
Si vous envisagez une chirurgie de réassignation sexuelle, vous devez répondre à toutes les conditions énoncées ci‑dessous.
Afin d’être admissible à la CRS, vous devez avant toute chose vous conformer aux critères énoncés dans les Normes de traitement de la Harry Benjamin International Gender Dysphoria Associations, Inc. ( « Standards of Care of the Harry Benjamin International Gender Dysphoria Associations, Inc. »).
C’est‑à‑dire ce qui suit :
La réassignation sexuelle hormonale doit être recommandée par un thérapeute clinicien béhavioriste.
Vous devez vivre dans le rôle social de votre genre d’élection pendant au moins 12 mois.
Deux lettres sont nécessaires pour la chirurgie
A . Deux lettres de recommandation rédigées par des professionnels de la santé mentale travaillant seuls sans bénéficier de la collaboration de collègues qui ont une expérience des troubles d’identité sexuelle sont nécessaires afin d’être admissible à la chirurgie, et :
1. Si la première lettre est rédigée par une personne titulaire d’une maîtrise, le deuxième doit l’être par un psychiatre ou un psychologue clinicien. Ces personnes doivent être en mesure d’évaluer avec justesse la présence de troubles psychiatriques comorbides.
2. Si la première lettre est rédigée par le psychothérapeute du patient, la deuxième doit l’être par une personne qui n’a eu pour rôle que d’évaluer le patient. Toutefois, chacune de ces lettres doit couvrir les mêmes sept aspects.
B. Une seule lettre revêtue de deux signatures est acceptable si les professionnels de la santé mentale exercent leurs fonctions dans le cadre d’une équipe composée d’autres professionnels de la santé mentale et de médecins qui ne sont pas des psychiatres, et font rapport à intervalles réguliers à cette équipe.
Il incombe au patient de s’assurer que les thérapeutes béhavioristes ont les compétences mentionnées ci‑dessus et que ces dernières sont clairement énoncées dans la recommandation. De plus, il est extrêmement important que ces recommandations soient formulées par un thérapeute qui suit le patient depuis au moins six mois.
Masculinisation du torse
La mastectomie sous‑cutanée est une intervention qui consiste à diminuer le volume de la poitrine pour la rendre masculine. Cette intervention, sous anesthésie générale, consiste en une incision semi‑circulaire en U effectuée au point de jonction de la peau et de l’auréole, qui laisse une cicatrice discrète.
Au besoin, l’on peut recourir à la liposuccion, mais à elle seule cette intervention ne permet pas de retirer suffisamment de tissus pour obtenir un résultat optimal. Durée de l’intervention : entre 90 et 120 minutes.
1. Avant et après la mastectomie sous‑cutanée
Il n’est jamais nécessaire pour la mastectomie sous‑cutanée de procéder à de longues incisions transversales et conventionnelles, c’est‑à‑dire à des incisions mastopexiques. Même lorsqu’il y a un relâchement de la peau ou que l’excédent de peau est important, les chirurgiens de l’équipe s’en tiennent à des incisions minimales (en forme de « U ») au point de jonction de l’auréole et de la peau. Après la chirurgie, la peau se rétracte naturellement et cela peut suffire à corriger le relâchement résiduel de la peau. Si ce relâchement persiste 9 à 12 mois après la chirurgie, les chirurgiens de l’équipe préfèrent procéder à une correction chirurgicale sous anesthésie locale. En procédant de cette façon, vous êtes assuré de cicatrices minimales probablement de forme circulaire autour de l’auréole ou en forme de trou de serrure.
2. Emplacement des cicatrices après une mastectomie sous‑cutanée sans (a) et avec (b-c) en enlevant l’excédent de peau.
Afin d’améliorer les résultats d’une mastectomie sous‑cutanée, il est fortement recommandé de faire des exercices de musculation du tronc tant avant qu’après la chirurgie, et de réduire l’excédent de poids au minimum.
Dégagement du clitoris
Cette intervention permet de viriliser les organes génitaux externes en dégageant les points d’attache du clitoris (choudé ventrale). Cette intervention a pour résultat de permettre au gland du clitoris de se déplacer vers l’avant. Des implants testiculaires peuvent être insérés à l’intérieur des grandes lèvres. Cette intervention ne permet pas d’avoir des rapports sexuels ou d’uriner debout puisque l’urètre n’est pas touché. La cavité vaginale demeure intacte. Cette intervention, sous anesthésie locale et d’une durée de 2 heures, peut s’effectuer au bureau.
Metaidoïoplastie
La testostérone (hormone male) peut avoir induit une transformation agréable et virilisante de vos organes génitaux que vous désirez peut-être accentuer. La metaidoïoplastie permet justement de faire cela et, en plus, d’uriner debout, de préserver les sensations du clitoris élargi et la création d’un scrotum après avoir fermé la cavité vaginale. Cette intervention, d’une durée de 3 à 4 heures sous anesthésie locale, créé un petit pénis qui ne permet pas l’intromission.
Cette technique repose sur l’embryologie, en ce sens qu’à chaque structure anatomique des organes génitaux féminins correspond une contrepartie masculine. La métaidoïoplastie utilise les tissus locaux pour les transformer en organes masculins. Ainsi, le clitoris est dégagé afin de l’allonger, les petites lèvres servent à constituer l’urètre et les grandes lèvres sont utilisées pour créer le scrotum. Une partie de la paroi vaginale sert également à la constitution de l’urètre. Le reste n’est pas utilisé et la cavité vaginale est fermée de façon définitive.
Des implants testiculaires peuvent être insérés dans le scrotum, sous anesthésie locale, six mois plus tard. Il s’agit d’une intervention effectuée dans nos bureaux et qui n’est pas faite au moment de la métaidoïoplastie en raison des risques élevés d’extrusion. Les implants ne sont indiqués qu’après une guérison complète de la metaidoïoplastie.
Interventions esthétiques virilisantes
Il est rarement nécessaire de recourir à des Interventions esthétiques virilisantes pour le transsexuel en raison des caractères sexuels secondaires marqués qu’induit la testostérone.
Toutefois, afin d’améliorer la définition musculaire, il est possible de recourir à des implants aux mollets ou aux pectoraux. Pour une augmentation pectorale, les implants en silicone sont insérés sous le muscle pectoral au moyen d’une incision axillaire (aisselle). Pour une augmentation des mollets, à raison d’un implant par jambe, l’incision est pratiquée derrière le genou juste au haut du muscle. D’autres interventions esthétiques s’appliquent également aux transsexuels de femme à homme et doivent être envisagées avec précaution et en tenant compte des besoins et de la condition du patient.
Metaidoïoplastie
La testostérone (hormone male) peut avoir induit une transformation agréable et virilisante de vos organes génitaux que vous désirez peut-être accentuer. La metaidoïoplastie permet justement de faire cela et, en plus, d’uriner debout, de préserver les sensations du clitoris élargi et la création d’un scrotum après avoir fermé la cavité vaginale. Cette intervention, d’une durée de 3 à 4 heures sous anesthésie locale, créé un petit pénis qui ne permet pas l’intromission.
Cette technique repose sur l’embryologie, en ce sens qu’à chaque structure anatomique des organes génitaux féminins correspond une contrepartie masculine. La métaidoïoplastie utilise les tissus locaux pour les transformer en organes masculins. Ainsi, le clitoris est dégagé afin de l’allonger, les petites lèvres servent à constituer l’urètre et les grandes lèvres sont utilisées pour créer le scrotum. Une partie de la paroi vaginale sert également à la constitution de l’urètre. Le reste n’est pas utilisé et la cavité vaginale est fermée de façon définitive.
Des implants testiculaires peuvent être insérés dans le scrotum, sous anesthésie locale, six mois plus tard. Il s’agit d’une intervention effectuée dans nos bureaux et qui n’est pas faite au moment de la métaidoïoplastie en raison des risques élevés d’extrusion. Les implants ne sont indiqués qu’après une guérison complète de la metaidoïoplastie.
Phalloplastie
La phalloplastie est une intervention qui consiste à façonner des organes génitaux males (un phallus). Les techniques, utilisant des lambeaux de peau prélevés dans l’aine ou sur l’abdomen, sont les précurseurs de la technique du lambeau libre qui constitue le nec plus ultra dans ce domaine. Ces techniques ne permettent de reconstituer qu’un organe dénué de sensations et nécessitent plusieurs interventions. Les chirurgiens de l’équipe n’ont pas recours à ces techniques parce qu’elles offrent des résultats qui, à notre avis, sont imparfaits et qui ne répondent pas aux attentes d’une chirurgie de réassignation sexuelle. Les résultats de la phalloplastie utilisant un lambeau de peau de l’avant-bras vous satisferont davantage si vous recherchez ce qui suit : un organe qui vous permet d’uriner debout, érogène et sensible, qui permet d’avoir des rapports sexuels, et esthétique.
L’intervention se déroule en deux étapes.
PREMIÈRE ÉTAPE
La première étape, d’une durée de cinq à six heures, nécessite deux équipes chirurgicales.
Phalloplastie utilisant un lambeau libre.
1. La peau de l’avant-bras est détachée.
2. Constitution du pénis autour d’un cathéter.
La peau de votre avant-bras non dominant, ainsi que les nerfs, les veines et les artères, est prélevée afin de reconstituer l’urètre, le gland et le pénis. La cavité vaginale est refermée et les grandes lèvres servent à la constitution du scrotum. Les nerfs qui innervent le clitoris sont préservés et, après avoir été rebranchés, ils innerveront graduellement le pénis. Jusqu’à présent, aucun patient n’a perdu sa capacité orgasmique après la phalloplastie.
3. Le pénis est rattaché.
Le rattachement du pénis s’effectue en reliant les deux canaux urétraux et les nerfs du clitoris aux nerfs du nouveau pénis, puis les artères et les veines au réseau vasculaires de l’aine. Le séjour à l’hôpital est de cinq jours et est suivi de deux semaines additionnelles à la maison de convalescence.
DEUXIÈME ET TROISIÈME ÉTAPES
Après que le pénis ait retrouvé sa sensibilité, soit environ neuf mois après la première chirurgie, des implants testiculaires et un implant permettant d’obtenir une érection sur demande peuvent être ajoutés.
L’IMPLANT MENTOR ALPHA II est modifié afin de pouvoir être utilisé pour votre néo‑phallus. Il est activé au moyen d’une pompe localisé dans la région de l’aine. Cette deuxième intervention, d’une durée de 2 heures, se pratique sous anesthésie générale. L’insertion des implants testiculaires se fait sous anesthésie locale dans nos bureaux.
Chirurgies correctrices
Certains problèmes d’ordre cosmétique ou fonctionnel propre à la CRS de femme à homme peuvent être corrigés.
Ainsi, le nouvel organe est parfois mal détaillé. Diverses modifications peuvent être apportées sous anesthésie locale ou générale. En règle générale, le patient fait parvenir une liste des choses qu’il désire voir corriger accompagnée de photos. Par la suite, il peut être utile de discuter avec le chirurgien qui y ira de ses recommandations.












juillet th 25 2009 a 3 h 35 min
Es-que la phalloplastie utilisant un lambeau libre es couvert par lassurance maladie ? et avez vous des photos des phalloplasties que vous avez effectuez ?
août th 18 2009 a 16 h 23 min
Bonjour Jeremy,
Je suis désolée du délai de réponse mais le docteur était en vacance. Voici la réponse de sa secrétaire:
Bonjour,
Actuellement le contrat n’a pas encore été signé avec la RAMQ mais tout est négocié et nous avons une entente verbale pour le paiement de la phallo.
Je n’ai pas de photos de phallo actuellement.
Suzanne
septembre th 24 2009 a 10 h 44 min
existe-t-il une opération pour augmenter
un clitoris pour une femme au Québec?
septembre th 24 2009 a 11 h 50 min
Je crois que vous devriez vous référez à la section SRS de femme à homme aux section: “Dégagement du clitoris” et “Metaidoïoplastie”