Le docteur Pierre Brassard et son équipe

Augmentation mammaire

La pose de prothèses permet d’augmenter de façon harmonieuse le volume des seins s’il est insuffisant. Le choix de la taille et du volume des prothèses se fait en partenariat avec le chirurgien qui a pour mission de bien conseiller ses patientes. Le type de prothèses, leur taille, leur forme, le site de placement et l’incision utilisée doivent être adaptés à chaque patiente. Il est donc primordial de discuter de ces facteurs avec le chirurgien lors de votre consultation. Dans tous les cas, la cicatrice sera discrète.

Le volume de la prothèse doit être choisi selon les vœux de la patiente mais aussi selon sa morphologie : une prothèse trop importante donne un aspect très tendu et peu naturel.

Des prothèses remplies d’eau salines ou de gel de silicone peuvent être utilisées. Le choix fera l’objet d’une discussion avec votre chirurgien et les avantages et inconvénients de chaque type d’implants vous seront expliqués.

Sachez que depuis le 20 octobre 2006 Santé Canada a homologué les prothèses de gel de silicone cohésives.

Tous les implants mammaires sont composés d’une enveloppe en élastomère de silicone (silicone solide) qui est au contact de l’organisme. L’implant est dit pré rempli  lorsque le produit de remplissage a été incorporé en usine (gel de silicone), son volume est donc fixé par le fabricant.

En revanche, les prothèses gonflables  au sérum physiologique sont remplies par le chirurgien qui peut adapter dans une certaine limite le volume de la prothèse pendant l’intervention.

D’autres matériaux de remplissage tels que l’huile de soja, le PVP ou l’hydrogel ont également été essayés mais ne sont pas utilisés actuellement.

Les premières prothèses étaient rondes et sont encore actuellement les plus employées. Leur projection de profil et leur base varie suivant les fabricants.

Depuis quelques années il existe des implants dits « anatomiques » ayant une forme de goutte d’eau dont l’implantation peut être plus naturelle en particulier en reconstruction du sein.

La consultation
Le chirurgien examinera la glande mammaire, la qualité et l’épaisseur de la peau,  l’existence d’un relâchement éventuel, la morphologie du thorax et le degré de minceur. Des mesures seront faites afin de déterminer si votre constitution est compatible avec la taille de l’implant choisi et d’évaluer si un redrapage  mammaire peut être nécessaire en même temps.

Le type de prothèses, leur taille,  leur forme, le site de placement et l’incision utilisés doivent être adaptés à chaque patiente. Il est donc primordial de discuter de ces facteurs avec le chirurgien lors de votre consultation. L’intervention  est réalisée sous anesthésie générale et dure environ une heure.

Les risques
Ils sont faibles et comprennent l’infection, l’hématome, les cicatrices, le changement de la sensibilité des mamelons, l’asymétrie, l’effet sur l’allaitement, les effets éventuels sur l’interprétation des mammographies, et la calcification à long terme. La contraction capsulaire ou le durcissement post opératoire peut éventuellement nécessiter une chirurgie additionnelle. Le chirurgien vous expliquera en quoi cela consiste.

Les suites opératoires:

  • douleurs des seins et des aisselles (contrôlées par médicaments antalgiques)
  • existence d’un œdème post-opératoire ce qui donne au sein une forme plutôt rectangulaire au début.
  • ecchymoses légères post-opératoires (bleus) 15 jours
  • première douche le 3ieme jour
  • port permanent du soutien-gorge de maintien la journée pendant 1 à 2 semaines au moins
  • pas d’exercices ou d’efforts sportifs pendant 6 semaines
  • convalescence et retour au travail: 2 à 3 semaines selon le type d’emploi.

Quelques points à démystifier :
Q. Le silicone est-il dangereux pour la santé ?
R. Le silicone est utilisé depuis 1950 comme matériau implantable. Il est considéré comme le biomatériau le mieux toléré car non allergisante et inerte.

Dés la naissance nous sommes exposés au Silicone. On estime à environ 6g la quantité de silicone présente dans l’organisme d’un adulte.

Le silicone est utilisé comme lubrifiants d’aiguilles, de seringues et d’instruments de chirurgie mais aussi comme anti-mousse dans les colles, comme anti-adhésifs dans certains pansements, mais surtout en cosmétologie dans certains fards. On le retrouve aussi bien dans les tétines pour bébés que dans les crèmes solaires, les rouges à lèvres, les déodorants et de nombreux médicaments.

Le silicone a été faussement incriminé comme pouvant déclencher des maladies auto-immunes  chez certaines personnes. En raison du nombre considérable de femmes ayant des prothèses mammaires (estimé à plus de 10 millions), il est normal d’observer chez certaines femmes des associations de pathologies.

Aujourd’hui, il n’existe aucune preuve tangible scientifiquement reconnue d’augmentation du risque de maladie auto-immune ou de cancer sur prothèses de gel de silicone ou salines.

Q. Y a-t-il des implants plus surs que d’autres sur le plan médical ?
R. A ce jour il est impossible d’affirmer scientifiquement qu’un implant soit meilleur qu’un autre pour la santé des patientes. Les normes de fabrications sont strictes et applicables à tous les fabricants. Toutefois, comme tout procédé industriel, l’expérience de certains laboratoires joue en leur faveur. Ainsi certains chirurgiens préfèrent utiliser une seule marque d’implant avec laquelle ils ont de l’expérience.

Q. Les implants prédisposent-ils à un cancer du sein ?
R. Aucune étude n’a jamais démontré que tel pouvait être le cas. Il n’existe pas de données établissant que des implants mammaires peuvent provoquer un cancer. Si vous êtes à risque de cancer du sein parlez en à votre médecin.

Q. Après combien de temps devrai-je changer mes implants?
R. Peu importe le type d’implants sachez qu’ils ont une durée de vie limitée qui n’est pas connue de façon précise mais qui n’est pas infinie.

Pour de plus amples informations :
Site compagnie Mentor en français : très bien rédigé
Site compagnie Inamed

Information sur le cancer du sein :

Évaluer le risque de développer un cancer du sein:

Les principaux facteurs de risque liés au cancer du sein sont :

  • le sexe féminin, 99% des cancers du sein apparaissant chez la femme, 1% chez l’homme.
  • un âge avancé.
  • des antécédents familiaux de cancer du sein avant l’âge de 50 ans chez au moins deux parentes du premier degré.
  • l’âge à la première grossesse : les femmes âgées de plus de 30 ans au moment de leur première maternité sont exposées à un risque de cancer du sein légèrement plus élevé que les femmes enfantant pour la première fois avant l’âge de 25 ans.
  • la durée de vie génitale : l’apparition du cycle menstruel à un jeune âge (avant 12 ans) et son interruption (ménopause) à un âge plus avancé sont liés à un risque légèrement élevé de cancer du sein.

    Des études sur d’autres facteurs de risque environnementaux sont menées : lien avec le tabagisme, le rôle de l’allaitement, le stress, les traitements hormonaux.

Voici un outil en ligne pour calculer votre risque.

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