Le docteur Pierre Brassard et son équipe

Un effet secondaire des chirurgie de changement de sexe pour les parents

Un petit article où je parle de mention du rôle parental sur les certificat de naissance des parents transsexuels suite à une discussion avec une personne ressource au directeur de l’état civil du Québec

Le directeur de l’état civil et la mention du rôle parental

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ADN-X présente un reportage: « Alexis compte, prisonnier de son corps ».

Émission de télé-Québec ADN-X présente un reportage: « Alexis compte, prisonnier de son corps ».

Partie 1

Partie 2

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Changer de sexe, une question de vie ou de mort!

Émission diffusé à LCN le 25 août dernier où Alexis et Andrée témoignent.

Changer de sexe est parfois une question de vie ou de mort. Des transsexuels témoignent de leur condition et de leur nouvelle vie.

Changer de sexe, une question de vie ou de mort!

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Témoignage de Mychele Duprey

Je me suis sentie tellement en confiance avec le docteur Brassard , que je n’ai pratiquement rien sentie de l’operation. Toute l’equipe que ce soit au bureau (Suzanne Dugré), à la clinique (la reception et avec la préposée), ont été merveilleux. L’experience fut une réussite totale, dans tout les sens. Je suis fiancée depuis mon anniversaire l’an passée et nous allons nous marier sous peu. Merci a vous tous, qui faites partie de cette tres belle équipe, qui nous redonne la vie.
Merci
Mychele Duprey

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Esthétique ou nécessaire?

Comme vous le savez, souvent les personnes transsexuelles ont recours à diverse chirurgies dites esthétques. Je dis esthétiques parce qu’elles sont considérées comme tel par une grande majorité de la population. Tous savent que plusieurs rock star et vedettes du cinéma ont recours à des rinhoplastie, des augmentation mamaires ou des lifting. Ils utilisent ces chirurgies seulement pour améliorer leur image. Ils veulent correspondre à ce que représente l’idéalisation du corps de leurs genre. Les femmes veullent toutes ressembler à ce qu’elles croient être l’idéale féminin. C’est pour cela que je parle de chirurgies  esthétques.

Mais qu’en est-il de ceux et celles qui pourrait réellement avoir besoin de ces chirurgies? Essayons d’en trouver quelques cas. Premièrement, je crois que les gens qui sont dévisagé par un accident, pourait avoir un réel besoin de ces chirurgies. Dans leurs cas, les interventions sont dites reconstructives et non esthétques. Pourtant il s’agit souvent de la même intervention ou d’une technique très similaires. Il y a aussi les gens qui sont nés avec des malformations. Le fait qu’ils ont une différence leurs rent la vie difficile et ils sont victimes de préjugés. Ils peuvent même avoir de la difficuleté à se trouver du travail. Ces derniers on besoin de ces chirurgies pour les aider à mieux fonctionner socialement.

Il y a également ceux qui souffrent psychologiquement de leur apparence physique. Attention, ici je parle de cas lourd. Je parle de gens qui sont complètement incapable de sortir de chez eux. Que dès que quelqu’un les regarde, ils font automatiquement des crises d’anxiété. Ces gens là aussi ont un réel besoin de ces chirurgies. On peut dire que la ligne s’amincit entre les gens qui subissent ces chirurgies pour améliorer leur look et ceux qui ont des souffrances psychologiques. Pour ces deux cas, c’est une question d’acceptation de leur différence. Il ne faut pas oublier qu’il fut une époque où ces gens n’aivaient tout simplement de pas de recours chirurgicaux à leur souffrance psychologique. On a tous déjà entendu parlé du bossus ou du fou du village. Ces gens n’avaient d’autre choix que d’accepter leur rôle social de « fou » et de ne pas espérer à mieux dans la vie. C’est là où le concept de degré de souffrance associé à leur situation entre en jeux. Il est donc important d’expliquer cette diférence.

Il faut identifier la motivation de chaque individu envers une chirurgie. C’est la motivation qui change la chirurgie esthétique en chirurgie qui améliore la qualité de vie des patients. C’est vraiment difficile de juger de cette motivation. Dans le cas ou une personne se fait refaire le nez, parce qu’elle n’aime pas son nez, la motivation est une souffrance esthétique. Elle peut avoir différent degré. Pour certain, c’est simplement qu’elles veullent améliorer leurs look et la souffrance viens de leur propre vision d’eux même. D’autres s’imagine ce que les autres penssent d’eux. Cette vision est faussée et ils croient que les autres les regardent juste leurs nez. Personnellement, je crois que ces deux premier cas ont besoin de travailler sur eux même ou de suivre une psychothérapie.

Par contre, il y a les gens qui se font effectivement regarder différement et vivent une expérience traumatisante à chaque fois qu’ils sortent de chez eux. Je reprends mon exemple de fou du village qui ne peut espérer à mieux que le rand de fou vue son apparence physique différente. Aujourd’hui, nous avons des recours chirurgicaux et les gens qui souffrent réellement de leurs différences ont une solution envisageable. C’est à force de vivre des expériences traumatisantes qu’ils finissent par désirer ces chirurgies. C’est au contact des autres qu’ils deviennent souffrant de leur différence. Le regard des autres et les commentaires. Le fou du village n’est pas né fou, il l’est devenu à force de se le faire dire.

Il en va de même pour les personnes transsexuelles. Elles peuvent souffrir de leurs différences. Prenez le cas d’une femme transsexuelle dont les traits du visage sont très masculins. Comment voulez-vous qu’elle ne se fasse pas regarder? Elle a beau avoir l’air aussi normal que possible elle va toujours se faire regarder par les gens qui la croisent. À partir de ce jour, où elle décide de s’afficher en tant que femme, la souffrance psychologique reliée à sa différence physique va commencer. Tout comme le fou du village, cette personne subira les regards disgracieux et les commentaires désobligeant des gens qui l’entourent.

Il n’y a pas de mal à être différent mais dans le contexte social où l’on vit, c’est difficile de vivre cette discrimination. Il serait souhaitable que tous soient capables d’accepter les différences des autres mais ce jour n’est pas arrivé. En attendant, les gens qui sont différents ont deux choix : continuer à vivre leurs différence ou espérer pouvoir avoir accès à des chirurgies qui pourrait rendre leurs apparence plus conformes aux normes sociales dans lesquelles on vit.

Je crois que dans le contexte où les gens on de la difficulté à se faire accepter socialement et qu’il a été identifié que la souffrance est grande et qu’elle vient bel et bien du regard des autres, les chirurgies de modification corporelles devraient être accessible à tous. Dans un contexte de services de santé publique, le coût des chirurgies nécessaires pour transformer le corps des patients transsexuel, devrait être défrayés par de système publique. Il en va de même pour les systèmes privés, où les compagnies d’assurance devraient couvrir ces cas.

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L’orientation de la prison

Depuis un certain temps, il y a un duel important dans ma tête. Mon attirance pour les femmes est bel et bien réelle! Je me sens bien quand je me retrouve dans les bras d’une femme. Je dirais même plus que je me sens comprise, aimée, importante, etc etc etc. Toute ma vie j’ai été en couple avec des femmes dans une relation hétérosexuelle. Pendant toutes ces années de « garde-robe » (32 dans mon cas), J’ai rêvée de relation sexuelle avec des hommes. J’ai rêvé de me voir dans la position de la femme au sein de ma relation de couple que je connaissais, évidement.

Aujourd’hui je suis femme et j’ai toujours cette attirance envers les femmes. J’ai toujours cette idée de moi d’une relation sexuelle avec un homme. Est-ce qu’on peut dire que c’est simplement de la bisexualité? Peut-être mais je dirais que contrairement à la bisexualité où des gens ont des relations complètes avec les deux genres, j’ai envie d’une partie de la relation avec un genre et d’une autre partie avec l’autre genre.

On peut dire que j’ai explorer et développé mon orientation sexuelle avec une mauvaise identité de genre et que c’est peut-être ce qui a causé cette situation.

Avant d’aller plus loin, j’aimerais vous donner une image que j’utilise souvent pour expliquer l’identité de genre et l’orientation sexuelle. J’utilise tout simplement la flèche de l’orientation. Cette flèche pointe vers le genre de notre choix :

20090710-fr-lorientation-de-la-prison-picture3

Évidement pour les personnes bisexuelles, cette flèche pointe vers les deux genres. Pour alléger le texte, je ne parlerai pas de bisexualité ici. Donc on remarque que l’extrémité de la flèche qui pointe, indique le genre de notre choix. Mais cette flèche a une origine. L’origine de cette flèche est arrachée à notre propre personne. Pour la grande majorité des gens, ça ne va pas plus loin que ça. Mais en fait c’est notre personne en tant qu’homme ou femme. Donc on peut dire que notre orientation sexuelle est intimement reliée à notre identité de genre.

En tant que personne de tel genre, je suis attiré par tel genre.

20090710-fr-lorientation-de-la-prison-picture1120090710-fr-lorientation-de-la-prison-picture2

Quand l’identité sexuelle et l’orientation sexuelle sont différente, c’est une relation hétérosexuelle et inversement pour les relation homosexuelles. Les gens vivent ces deux types de relations basées sur leur identité de genre en conjoncture avec leur orientation sexuelle.

Ce qu’il faut retenir, c’est que l’origine de la flèche n’est pas simplement une personne mais bien une personne avec son identité de genre.

Bon vous voyez le concept. Où je veux en venir avec cette image, c’est aux personnes qui changent d’identité. La plupart des personnes, explorent leur orientation sexuelle vers la puberté. Donc, basé sur une identité sexuelle, ils définissent leur orientation. Quand l’identité est mauvaise, on développe nécessairement une mauvaise orientation. Quand je dis « mauvaise orientation » je ne veux pas dire mauvais choix de genre. Il faut bien distinguer les deux. Une mauvaise orientation sexuelle peut très bien être un mauvais type de relation.

Pour les personnes transsexuelles qui sont encore dans le dénie, ils explorent, définissent et consolident leur orientation avec la mauvaise identité de genre. Ils doivent s’ajuster à la réalité que les gens voient un homme alors qu’ils sont des femmes ou inversement. Que faire : Il y a la pression sociale poussent les gens à être hétérosexuels; de l’autre côté, notre corps n’est pas de notre genre; Suis-je homosexuel vue que je me sens femme à l’intérieur? Même pour les personnes homosexuelles dont l’identité n’est pas en jeux, c’est très difficile de définir son orientation. Plusieurs succombent aux pressions sociales et choisissent l’hétérosexualité. Donc quand l’identité est incertaine ou mauvaise, c’est presque le hasard qui décide. Les gens doivent s’adapter à la réalité qui est la leur.

Je compare souvent cette période de ma vie à une prison. Du point de vue que j’étais prisonnière de mon corps c’est très vrai mais aussi d’un autre point de vue : Les gens qui sont en prison pour une longue période de temps, ont des comportements homosexuels pendant leurs séjour carcéral. Ils doivent s’ajuster à la réalité que la prison est unisexe au même titre que les transsexuels s’ajustent au fait que leur identité est incorrecte. Pendant plusieurs années, les personnes transsexuelles tout comme les prisonniers, pratiquent et consolident une orientation sexuelle « forcée ». Dans les deux cas, ils se reprogramment; ils s’obligent et finissent par aimer ça.

Que se passe-t-il quand ils sortent de prison? Que se passe-t-il lors d’un changement d’identité de genre?

Les prisonniers font un retour à l’hétérosexualité mais avec un certain manque de l’homme. On voit souvent s’installer la bisexualité.  Pour les personnes transsexuelles, il y a généralement deux cas : 1- le choix du genre de préférence change et de type de relation reste. 2- Le type de relation change et le choix du genre demeure le même. Dans les deux cas, l’individu transsexuel a à s’ajuster à une nouvelle réalité.

Moi je suis de celles dont le type de relation change et le choix du genre demeure le même. Mais avec un bémol important où j’ai encore et toujours envie de la relation sexuelle avec l’homme. Peut-être que mes 32 années de prison, de programmation hétérosexuel et de mauvaise identité de genre ont fait de moi une lesbienne bisexuelle? Je ne sais pas? Peut-être que je suis une femme hétérosexuelle en puissance? Je me sens complètement déconstruite.

Qui suis-je?

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Mon Stonewall à moi!

C’est quoi ça Stonewall? Pourquoi regarder en arrière? Cé fini ça les manifestations et les revendications. Il n’y a plus de répression policière contre les gais et lesbiennes. Même les mariages de même sexe sont légaux. Les membres de la communauté ne vont plus en prison pour être ce qu’ils sont. La charte Canadienne des droits et libertés reconnais l’orientation sexuelle comme étant un choix et protège les individus. Même les activités sexuelles qui se déroulent dans les saunas sont tolérées. Que reste t-il de la communauté? À l’époque de la révolution sexuelle, les villages gais de l’Amérique se sont formés et les gens se sont regroupés pour se faire voir et montrer qu’ils se tenaient et lutaient contre l’oppression et l’injustice. Que reste-t-il de cette injustice et de cette oppression aujourd’hui? Pourquoi rester encore ensemble? Il reste quoi comme bataille à faire?

Plusieurs revendiquent l’égalité de fait ou sociale pour les gais et lesbiennes! Oui, effectivement il reste cette bataille. On peut voir à l’occasion de la discrimination disons insidieuse ou caché. Mais bon on s’entend que les coups de matraque c’est fini, hein?

Les gains engendré par ces manifestations et même une petite guerre civile à la Stonewall, on bénéficié aux gais et aux lesbiennes mais aussi aux personnes trans-identifié qui, à l’époque, étaient considéré automatiquement comme homosexuel. Mais pour les personnes trans-identifiées, Il reste beaucoup de travail à faire. Bien sur que si elles sont homosexuelles ou bisexuelles, elles peuvent profiter de la charte et aussi être protéger contre ce type de discrimination.

Aujourd’hui, je me rends compte que les fausses croyances des policiers de l’époque sont encore d’actualité. Les gens en générale croient encore que les personnes trans-identifiées sont d’amblé homosexuelles. Comment se fait-il que cette croyance soit encore présente et même au sein de la communauté gaie (au sens large). L’identité et l’orientation sexuelle sont deux choses très différentes. Pour la très grande majorité de la population, dont l’identité de genre n’a jamais été remise en question, ils ne sont même pas conscients de cette part importante de leur personne. Posez-vous la question : « Est-ce que je me sent homme ou femme? » La grande majorité des gens ne se ressentent pas leurs genres. Ils sont simplement ce qu’ils sont et sont très difficilement capable d’imaginer se sentir être de l’autre genre. Par contre, l’orientation sexuelle est beaucoup plus facile à comprendre et de s’imaginer être de l’autre orientation provoque même du dégoût pour plusieurs.

Donc, dès que vous comprenez que l’orientation et l’identité sont deux chose distinctes, vous vous rendez compte que la charte Canadienne des droit et libertés ne protège pas les personnes trans-identifié. Vous vous rendez compte que le transsexualisme est encore considéré comme une maladie mentale. Comment voulez-vous revendiquer des droits alors que vous êtes malade mental? Comment voulez-vous être pris au sérieux alors que vous êtes un malade mental? Comment voulez-vous participer à la société alors que vous êtes malade mental? Comment voulez-vous vous lancer en affaire alors que vous êtes malade mental?

Les personnes trans-identifiés doivent se cacher pour pouvoir vivre sainement leurs vies. Vous savez quoi? Ce n’est pas toujours facile à cacher ça une identité différente de ce qu’ils sont biologiquement! Des gens disent que nous sommes malade parce qu’il nous faut des chirurgies et un traitement médicale et des suivis psychologiques pour changer de genre. En fait, les difficultés psychologiques rencontrées par les personnes trans-identifiées proviennent en grande partie du fait que la société les marginalise. Les multiples chirurgies nécessaires pour féminiser ou masculiniser sont nécessaires parce que ces personnes ont attendu après leurs pubertés pour faire cette fameuse transition. Les hommes transsexuels subissent une mastectomie bilatérale complète parce que leurs seins ont poussé à la puberté.

Pourquoi les gens attendent-ils après la puberté pour s’affirmer et faire la fameuse transition? La réponse est toute simple : Par peur!

La peur et l’incompréhension de ce qu’ils sont eux-mêmes. L’éducation reçu des parents. Nous élevons nos petits garçons comme des petits gars et idem pour les fillettes. Si notre petit gars a un comportement trop féminin, les parents se disent : « Il est peut-être gai ». Mais personne ne remet sont identité en doute et même que certains parents réprimandent leurs enfants s’ils n’ont pas des comportements correspondant à leurs genre biologique.

Vous savez que si les gens en générale connaissaient la différence entre l’orientation et l’identité, ils seraient capables de l’identifier chez leurs enfants et aussi capable de leurs fournir l’aide dont ils ont besoin le plus tôt possible, c’est-à-dire avant la puberté.

J’ai l’impression que pour ma communauté, les améliorations qui ont été faites depuis Stonewall, sont simplement les retombées des gains des luttes homosexuelles. Maintenant les luttes homosexuelles sont terminées; Qu’ils ont l’égalité juridique, peut-être pas l’égalité sociale mais le temps arrangera ça. S’il-vous plait, aidez les personnes trans-identifié à faire valoir leurs droits :

1-     Le retrait de la dysphorie des maladies mentales dans le DSM-V et dans le ICD-11.

2-     Inclure l’identité de genre dans la charte Canadienne des droits et liberté.

3-     Permettre aux personnes trans-identifiées d’avoir l’aide dont ils ont besoin.

4-     Faciliter les procédures légales et médicales pour changer la mention du sexe et donner accès aux chirurgies.

5-     Former les fonctionnaires sur cette réalité et leurs donner l’information dont ils ont besoin pour faire leur travail avec les personnes trans-identifiées.

6-     Changer l’image publique des personnes trans-identifiées.

Voilà mon Stonewall à moi!

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Ouverture prochaine

Bonjour à tous et à toutes.

Le blog sera en fonction sous peu.

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